COMMUNIQUE de PRESSE
Le symbole est fort ! L’Adjoint à l’Education de la ville de Nice, Mr Lauriano Azinhérina apportant son soutien de fait et médiatique à l’inauguration d’un cours privé, qui n’est pas sous contrat d’association avec l’Etat.(1)(NM du 7 Juillet)
Alors que les écoles, collèges et lycées de Nice vivent une crise inédite par manque de moyens et connaissent des sureffectifs sans précédent(2), alors que l’état supprime des postes d’enseignants, que le taux d’encadrement dans le secondaire est notoirement en dessous de la moyenne nationale, que signifie un tel soutien ?
Il s'agit là de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques: laïcité, obligation d’accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles.
L’annonce de tarifs prohibitifs (2700 euros par an pour le primaire et 5625 euros pour les terminales) pour « favoriser la constitution de petits effectifs afin de permettre un suivi personnalisé des écoliers », alors que l’Ecole Publique se voit supprimer les groupes de soutien scolaires, les RASED, rend cette reconnaissance par la Ville de Nice encore plus révoltante. Force est de constater que la lutte contre les inégalités n’entre pas, malgré les bonnes paroles, dans le programme de la droite Sarkozyste.
Emmanuelle Gaziello, conseillere municipale communiste de Nice
(1) loi Debré modifiée du 31 décembre 1959 qui fonde, sur le territoire d’une commune, les « rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés ».
(2)A ce jour, trois cent élèves de seconde sont en attente de place en lycée pour la prochaine rentrée…