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Le blog de Emmanuelle Gaziello,

Le blog de Emmanuelle Gaziello,


Palestine:Les "évenements"à Nice les 10 et 17 janvier 09

 

Le 2 Janvier:Proche Orient :

Créer les conditions d'une Paix juste et durable

 

L'appel à la Paix au Proche Orient lancé ce jour par l'association Alpes-Maritimes Fraternité animé par Christian Estrosi, député Maire de Nice, traduit à sa manière le fort émoi que soulève l'agression israélienne à Gaza et l'escalade des violences que cela entraine.

Nul ne peut-être insensible à ce qui se passe de l'autre côté de la Méditerranée, et si les communistes partagent ce cri porté dans l'appel « Assez de sang et de larmes au Proche Orient », nous regrettons que celui-ci occulte totalement les conditions objectives pour l'existence d'une paix durable dans cette région avec la coexistence de deux Etats.

 

C'est l'arrêt des opérations militaires de part et d'autre, c'est la levée du blocus de Gaza, c'est le retour à de véritables négociations, c'est l'application des résolutions des Nations-Unies pour un règlement garantissant notamment le retrait des territoires occupés, le démantèlement des colonies et du mur.

 

Force est de constater malheureusement que durant  la Présidence française de l'Union Européenne, son Président  a fait preuve d'une complaisance consternante à l'égard de la politique d'occupation et de colonisation israélienne. En rajoutant au malheur, l'humiliation du peuple palestinien, le 3 décembre les ministres des affaires européennes, à l'initiative de la France, décident de  rehausser les relations entre l'Union européenne et Israël, conduisant à faire de celui-ci un quasi-Etat membre.

 

Une décision prise en passant outre le refus du Parlement Européen.

Une décision prise au moment où le rapporteur spécial pour l'ONU des Droits de l'Homme dans les territoires occupés, Richard Falk, a assimilé le blocus et la situation à Gaza à "une punition collective équivalant à un crime contre l'humanité".  Pour toute réponse le gouvernement Israélien a recours aux bombardements.  A la demande de trêve humanitaire madame Tzipi Livni, reçue à l'Elysée, déclare  avec cynisme « Il n'y a pas de crise humanitaire dans la bande, et par conséquent pas besoin de trêve humanitaire ».

 

Vouloir rompre avec la logique de guerre, vouloir la Paix au Proche Orient, c'est résoudre sur le fond la question palestinienne, dans la justice et le droit, et dans la sécurité pour tous, par l'application des résolutions des Nations Unis.

 

Nous regrettons que l'appel initié par Alpes-Maritimes Fraternité ne l'évoque même pas.

 

 

Emmanuelle GAZIELLO                                                     Eliane GUIGO

Conseillère municipale de Nice                                        Conseillère Régionale

 

Robert INJEY                                                                       Jacques VICTOR

Conseiller municipal de Nice                                             Conseiller Général

 

 

Le PCF appelle à participer à la manifestation organisée Samedi 3 janvier à 13h . Départ de la gare SNCF Nice Thiers.


Le 6 Janvier: Lettre envoyée à la rédaction de Nice-Matin.

 

 

 

Il est peu courant que Nice-matin dans sa rubrique «clin d'œil» parle du PCF, et encore moins à trois reprises le même jour. Mais notre enthousiasme à voir le PCF occuper une telle place dans vos colonnes du 5 janvier est «tempéré» par l'amalgame qui pourrait laisser croire à une certaine mansuétude à l'égard d'une instrumentalisation religieuse de la situation dans la bande de Gaza.

 

 

 

Depuis des années, trop d'années, nous participons aux initiatives pour le respect des droits des peuples. Il y a quelques décennies c'était contre les guerres coloniales, pour la paix en Indochine, en Algérie, au Viet-Nam. Plus près de nous, le PCF a été de toutes les mobilisations contre les guerres en Irak, celle au Kosovo ou bien encore en Tchéchénie. Depuis plus de 40 ans nous sommes de toutes les initiatives pour les droits des peuples palestinien et israélien à vivre en paix dans deux états distincts.

 

Mais il est un fait que depuis la fin des années 80 le fait religieux pèse de plus en plus dans ce conflit. Faut-il pour autant abandonner le terrain aux intégrismes de tous bords ?

 

Certainement pas et votre article révèle bien cette évidence «l'affaire de Palestine est politique avant que d'être religieuse».

 

Comme communistes nos camarades, des amis parfois proches, ont payé de leur vie leur engagement dans l'Iran des années 80, où l'Algérie des années 90. Plus que d'autres nous savons le prix de l'intégrisme. A la fin du XXème siècle, l'utilisation à des fins politiques de la religion, à l'image des USA avec les Talibans et d'Israël avec le Hamas, et son corollaire la thèse du choc des civilisations, n'ont vu émerger que du sang et des larmes.

 

 

 

Ce qui est le plus gênant, aujourd'hui pour faire prévaloir l'idée d'une paix juste, ce n'est pas la présence du PCF dans une manifestation, mais bien l'absence d'une partie de la classe politique.

 

Laisser aux seuls religieux la défense des peuples du sud de la méditerranée est une terrible erreur.

 

 

 

Cela sans nul doute renforce notre attachement à la laïcité, mais un attachement qui ne nous empêche d'agir à-côté d'hommes et de femmes de foi, dans tous les combats qui participent de l'émancipation humaine.

 

De la main tendue de Thorez aux chrétiens dans les années 30, aux combats dans la résistance, du soutien des mouvements de la théologie de la libération dans les années 70-80 aux progressistes qui luttent en Palestine et en Israël pour une paix juste, les communistes sont aux cotés des croyants qui agissent pour un monde plus juste.

 

Un seul exemple concret concernant Nice. C'est celui de la bataille qu'avait engagée Charles Caressa et le PCF aux cotés d'hommes de foi contre l'arrêté anti-mendicité d'un certain J. Peyrat.

 

 

 

Enfin sur la «vulgate marxiste» concernant l'opium du peuple. La formule est choc mais très réductrice de l'idée exprimée alors.

 

 

Le passage intégral est: « La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans cœur, l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple ».( Critique de la philosophie politique de Hegel - 1843).

 

 

 

Un passage d'une vibrante actualité au regard de ce qui se passe à Gaza…


Emmanuelle Gaziello, Robert Injey

 

Le 11 Janvier:

Communiqué de presse : Indécent !

 

 

Les démocrates de tous bords assistent, médusés, à la remise en cause du droit-constitutionnel- de manifester, avec les propos inqualifiables du député-maire de Nice Ch. Estrosi qui n’hésite pas à stigmatiser les partis politiques et associations ayant participé-pacifiquement-à la manifestation de soutien au peuple palestinien le 10 Janvier.(Nice Matin du 11 janv. 01)

 

M. Estrosi invoque un«  contexte national de tension » pour faire oublier l’incapacité de son ami, et mentor, Président de la République française à imposer un cessez le feu à Israël lors de son voyage au proche orient…Et pour faire oublier le double langage qui n’a d’égal que le mépris affiché envers le peuple palestinien par les dirigeants de ce monde, et en, particulier par  M. Sarkozy, dont on connait les liens privilégiés avec M. Estrosi. Les propos qu’il a tenus à la Knesset en juin 2008,( « Jérusalem doit être la capitale de deux Etats et les colonisations doivent s’arrêter immédiatement ») afin de pouvoir finaliser son projet de libre-échange, si cher, l’Union pour .......

 

 

 

 


 


Le 15 Janvier:Lettre ouverte au député- Maire de Nice, Christian Estrosi,

 

Monsieur le Député-Maire,

 

Vous avez souhaité afficher sur les murs de la Mairie de Nice, le portrait de l’artilleur de char israélien Gilad Chalit, capturé au cours d’un combat en tant que soldat, à un check-point de l’armée israélienne alors qu’il participait aux opérations militaires de l’été 2006 ayant fait des dizaines de victimes civiles palestiniennes, dont de nombreux enfants.

 

Dans un contexte marqué par la poursuite de l’occupation et de l’offensive Israélienne contre la bande de Gaza, se traduisant par une véritable catastrophe humanitaire dénoncée par les ONG présentes sur le terrain, la Croix Rouge et l’ONU, nous souhaitons croire, Monsieur le Maire, qu’il ne s’agit pas de votre part d’un soutien à l’occupation israélienne, mais plus d’un souci humanitaire, quand bien même s’agirait-il d’un soldat fait prisonnier dans le cadre de ses missions militaires.

 

Dans le même esprit, nous tenons à vous informer, puisqu’il semble que vous ne le sachiez pas, que Salah Hamouri, jeune français de père palestinien âgé de vingt-deux ans, est détenu depuis mars 2005 par les autorités israéliennes, après avoir  été condamné en Avril 2008 à sept ans de prison pour complot et appartenance au mouvement de jeunesse du Front populaire de libération de la Palestine par un tribunal militaire. Tout cela après un simulacre de procès, dénoncé par la défense et les observateurs internationaux et sans la moindre preuve. A tel point que s’en sont émus certains de vos collègues parlementaires lors d’une interpellation à l’Assemblée.

 

 A l’heure où des voix de toutes parts s’élèvent pour prévenir des dangers d’une importation de ce conflit sur une base communautariste, et où, malgré le vote d’une résolution à l’O.N.U. appelant à un cessez-le-feu immédiat, les opérations militaires israéliennes se poursuivent, nous vous proposons, pour donner un signe fort de notre ville en faveur d’une paix juste et durable, d’afficher aux côtés de Gilad Chalit, la photo de Salah Hamouri également. Ceci apparaîtrait comme un geste d’apaisement et comme une posture républicaine d’abord soucieuse du respect des droits fondamentaux de tout être humain et dénuée de tout esprit partisan.

 

Convaincu(e)s que vous saurez comprendre l’esprit de cette démarche et vous y montrer sensible, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député-Maire, l’expression de nos salutations  citoyennes.

Emmanuelle Gaziello, Robert Injey

Le 19 Janvier:Communiqué de presse:

Pas d’info, mais que d’intox !

 

 

Les réactions multiples faisant suite aux déplorables incidents survenus samedi dernier dans le centre de Nice ne font que confirmer ce que nous dénoncions la semaine dernière : une manipulation politicienne dont les ficelles apparaissent de plus en plus grosses.

 

La responsabilité de ces incidents incombe pourtant directement à ceux qui n’ont cessé de jeter de l’huile sur le feu toute la semaine passée, en amalgamant des manifestations qui n’avaient déjà rien à voir avec les déprédations occasionnées le 10 janvier et en transformant un conflit extérieur dont les enjeux sont tout autres, en un affrontement communautaire.

 

Elle incombe aussi à ceux qui ont pris la lourde décision d’ouvrir un grave précédent en interdisant une manifestation ainsi qu’une conférence de presse, sous des prétextes que la réalité des évènements de ce week-end est venu très clairement démentir.

Responsabilité aussi de certains médias qui ont complaisamment relayé cette campagne de peur et assuré la promotion des casseurs.

 

En effet, n’en déplaise à Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, le rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien et pour l’arrêt du massacre à Gaza s’est bien tenu samedi à l’heure et au lieu prévus. Dans le calme et la détermination, avec des participants lourdement « armés » de rameaux d’oliviers, il s’est dispersé dans le calme et n’a donné lieu à aucun débordement. Mais peut-être est-ce pour cette raison qu’il n’a suscité aucun intérêt de la part de médias ayant pourtant toute la semaine sonné le tocsin pour annoncer une « guerre urbaine » à venir.

 

Cela confirme, s’il en était besoin, que les agissements des groupes de casseurs ayant sévi deux samedis de suite étaient totalement étrangers à cette cause et aux manifestations qui la soutenaient. Il est donc légitime de s’interroger sur l’incapacité des forces de l’ordre à juguler de tels comportements de la part de groupes isolés de toute manifestation et sur la surmédiatisation de ces bandes afin d’installer un climat de peur parmi la population.

 

Si nous condamnons sans réserve les auteurs de tels actes, nous ne pouvons également que dénoncer l’exploitation sans vergogne qui en est faite par certains responsables politiques et patronaux locaux, qui cherchent par ce biais à remettre en cause des libertés aussi fondamentales que celle du droit de manifester. Il y a là une volonté délibérée, dans la perspective du grand rendez-vous social du 29 janvier prochain : chercher à assimiler des citoyens luttant pour le respect de leurs droits et contre la politique de régression sociale de ce gouvernement à des bandes de casseurs afin de restreindre la liberté d’expression. De telles méthodes, aussi indignes que dangereuses, renvoient à des pages bien sombres de notre histoire et attestent de la dérive impériale des institutions de la République.

Nous serons donc déterminés aux côtés de tous ceux qui manifesteront le 29 janvier prochain et nous nous opposerons avec force à toute tentative de criminalisation de l’opposition sociale et politique ainsi qu’à toute atteinte aux libertés publiques fondamentales !

 

 


Emmanuelle GAZIELLO Conseillère Municipale de Nice

Eliane GUIGO,Conseillère Régionale

Jacques VICTOR, Conseiller Général       


 

 

 

 

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