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Le blog de Emmanuelle Gaziello,

Le blog de Emmanuelle Gaziello,


Conseil Municipal 18 Septembre 09:Gare du Sud,Cari, Ciné récré

NICE.Conseil Municipal du 18 Septembre 09
 


Délibération 0.1

Site de la gare du Sud - opération d'aménagement urbain - bilan de la

procédure de concertation, lancement de la procédure de mise en concurrence

du groupement de promoteurs-concepteurs et désignation d'une commission

ad'hoc.

____________________________________________________________________________

 

Intervention d’Emmanuelle Gaziello, au nom du groupe communiste et républicain.

Gare du Sud, le rêve brisé d'un coeur de ville durable....

 

Monsieur le Maire, Monsieur l’adjoint ,

 

  •  Une concertation bâclée,  des registres tenus en période d’été, une seule réunion publique sur le quartier, peu de publicité ( pour le coup), faite à cette concertation,

Bilan :145 avis dont 36 anonymes sur les registres, et 19 internautes….

 

  • Le bilan que vous en faites est d’ailleurs largement bâclé lui aussi :

Mais que ce bilan vous conduise à maintenir une majorité d’équipements privés, à l’image de ce multiplexe cinéma qui rencontre une forte opposition, cela nous semble largement présomptueux.

 

  •  Au contraire, le besoin qui ressort, et de votre concertation et de celle que nous avons fait auprès de la population, est celui d’équipements socio-culturels et sportifs PUBLICS.

 

L’amélioration et la valorisation d’équipements publics existants comme l’école Municipale d’arts Plastiques, justement favorisés par une ligne 1 du Tram les rendant accessibles à tous, est totalement oubliée !

 De la salle de spectacle ou de conférences, salle d’expositions, liée à cette école, à des espaces verts, ludiques, d’expression dignes de ce nom, c’est toute la conception d’un pôle d’animation culturel et sportif non marchand que veulent les habitants, soucieux de développement durable !

 

L’Ecole de la Villa Thiole , malgré la grande qualité de son enseignement, qui forme de grands artistes et conduit à de grands succès aux" Beaux arts", doit chaque année refuser des élèves.

 

Vieille de 168 ans, (1300 inscriptions  adultes, enfants , adolescents), elle a des conditions de fonctionnement indignes et gaspille ses ressources humaines : les professeurs doivent par exemple y répéter trois fois le même cours théorique , à cause de l’absence d’une salle amphithéâtre , ou d'une une salle polyvalente de moyenne capacité, qui pourrait  justement pourrait s’insérer dans le projet Gare du sud .

 Une salle d’exposition dont cette école devrait être équipée depuis longtemps, alors qu’elle est obligée chaque année pour ses travaux d’élèves d’exposer dans les couloirs…

Mais c’est un équipement public !

Une maison pour les associations aussi, est un équipement public.

Une crèche est un équipement public !

Une maison de retraite publique manque aussi en cœur de ville …mais on sait maintenant que l’Etat n’honorera que le tiers de ses obligations en matière de financement de ces équipements pour les personnes âgées.

Un espace ludique pour les adolescents , dont vous avez interdit les sports urbains à roulette dans le centre ville, sauf au forum J. Medecin, si mal fréquenté, aussi est un équipement public !

Un espace d’expression pour les artistes de rue que vous contrôlez partout ailleurs, aussi est un espace public !

Mais votre conception marchande de ce pôle d’animation en cœur de ville vous fait oublier les promesses de proximité faites aux niçoises et aux niçois !

 

 

 

Alors, le recours à la Vente en l’Etat Futur d’Achèvement, qui est un montage financier où la Ville vend le foncier puis rachète les équipements publics minoritaires, ne donne aucune garantie quant aux proportions publics/privés ; vous allez même jusqu’à lâcher que la majorité des équipements sera privée….et laissés à une prochaine séance du conseil municipal alors que la délibération de ce jour lance la désignation du groupement de promoteurs/concepteurs et …donc entérine votre projet. Pire, l’utilisation qui est faite ici de l’argent public est laissée totalement dans l’ombre.

 

 

Vous bradez le patrimoine de la VDN, sans plus de précision, c’est du mépris pour les niçois dépossédés, et du foncier leur appartenant et du débat sur sa destination……

 

Nous voterons contre.

 

*Bilan concertation

Sur 145 avis,  seulement 37 personnes s’expriment sur le volet commerce…avec un accueil mitigé pour le marché couvert 21 pour 13 contre,

 

Et un besoin immense d’équipements socio-culturels et sportifs publics.

 

 

Sur les réalisations socio culturelles, 40 avis, une majorité s’exprimant clairement pour des équipements publics type musée, salle d’expo, salle de conférences… 

Sur le mail piétonnier, 42 avis avec une forte demande d’espaces verts , de jardins, d’espaces ludiques.

 

5.2 AMENAGEMENT DES ESPACES PUBLICS DU QUARTIER

LIBERATION-MALAUSSENA - PASSATION DE PROTOCOLES

D'ACCORD TRANSACTIONNELS AVEC L'ENTREPRISE CARI

POUR SOLDER LES DEUX MARCHES DE L'OPERATION.

M. PHILIP.- Merci, Monsieur le Maire.

Il s’agit de l’aménagement des espaces publics du quartier de la

Libération ; c’est la fin des travaux engagés par la précédente municipalité sur

ces secteurs. Compte tenu d’une certaine désorganisation des travaux et des

rallongements des délais, les entreprises avaient introduit des demandes

complémentaires par rapport au marché avec une pénalité très lourde puisque

ces demandes s’élevaient à 3 M€ environ, à charge bien sûr de la collectivité et

de la commune en particulier.

Une négociation a été menée pour ramener le coût de ces

demandes à des sommes beaucoup plus raisonnables et conformes

juridiquement au marché. C'est ce qui vous est proposé de façon à arrêter

définitivement cette procédure avec l'entreprise CARI qui était la mandataire

des entreprises concernées sur cette affaire.

 

5.12 PROMESSE DE VENTE D'UN TERRAIN COMMUNAL, SITUE

PRES DU COMMISSARIAT DES MOULINS, À LA SOCIETE

CARI.

M. PHILIP.- Ces deux délibérations sont liées (puisqu'il s'agit du

même terrain) au travers d'une promesse de vente de ce terrain à la société

CARI afin qu'elle y installe son siège. C’est un élément important en termes

d'emplois sur le secteur et en plein accord avec les objectifs de Nice Méridia

d’une part mais aussi, bien sûr, de l’opération d’intérêt national notamment en

termes d’exemplarité de créations d'emplois, de proximité emploi/logement et

de performances énergétiques.

5.13 VENTE D'UN APPARTEMENT SIS 54, AVENUE AUGUSTE

GAL ET D'UN TERRAIN CADASTRE IW N° 443 SIS 54 BIS,

AVENUE AUGUSTE GAL A LA SOCIETE CAMAX EN VUE DE

L'EXTENSION DE LA MAISON DE RETRAITE MITOYENNE

ET DE LA CREATION D'UNE UNITE ALZHEIMER.

AUTORISATION DE DEPOSER UN PERMIS DE

CONSTRUIRE.

M. PHILIP.- Il faut savoir que la société a acquis tous les lots qui

sont en périphérie.

 

M. LE MAIRE.- Je vous remercie. Quelles sont les

interventions ? Je passe la parole au groupe communiste sur l’ensemble des

délibérations ; je donne donc la parole à madame Gaziello puis je passerai la

parole à monsieur Injey qui complétera l’intervention.

Mme GAZIELLO.- Je vais commencer par la délibération 5.2 et le dédommagement CARI pour allongement de durée des chantiers sur la Libération. Je prends acte de la négociation menée par nos services et qui est bien menée ; simplement je continue à penser que, sur ces montants, nous sommes encore assez chers en matière de dédommagements, surtout par rapport à ce que CARI fait subir à notre collectivité. Je pose la question : la

collectivité aura-t-elle le même dédommagement en proportion (25 % sur la 2e tranche), sur le chantier Pasteur 2 alors qu'elle a déjà pris neuf mois sur un chantier de 312 millions d'euros ?

J’en viens à la délibération 5.8 et l'abbatiale Saint-Pons ; Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, cette abbatiale est placée en plein coeur de l'hôpital Pasteur et cette affaire est très sérieuse. Lorsque l'architecte compétent sera

recruté, je viens vous demander de faire bien attention avec quelle entreprise la ville de Nice passera le marché de restauration générale de cette abbaye, voire peut-être d’attendre que le chantier soit enfin terminé. Il se trouve en plein coeur d'un chantier où je rappelle que les entreprises CARI, Miraglia (racheté par Bouygues), etc., n’ont toujours pas repris les travaux, pire, en invoquant de faux prétextes elles ont cessé tout travail depuis mai dernier, prétextes qui ont d’ailleurs tous été démontés par les experts indépendants en juillet.

Monsieur le Maire, vous-même aviez dit que vous ne toléreriez aucun retard et que le chantier devait reprendre cet été. Il n’est toujours pas repris, je m'inquiète donc un peu pour l'abbatiale. Pendant ce temps, le grand

trou est au pied de l’abbaye et ne cesse de s’agrandir et pourrait bien endommager l'assise de ce monument historique. Attention qu’elle ne tombe pas dans le trou !

Sur la délibération 5.5, cet immeuble rue Trachel comporte uniquement des bureaux ; la ville de Nice se propose de l'acheter pour 3 millions d'euros mais la délibération ne précise pas pour y faire quoi. Vous parlez d'équipement public ; nous ne sommes qu’à deux pas de la gare du sud où vous comptez justement vendre du foncier, aussi nous aimerions savoir quel genre d'équipement public peut être réalisé dans ce coin de la rue Dabray et de la rue Trachel.

En ce qui concerne les délibérations 5.12 et 5.11, la vente à CARI du bien qui jouxte le commissariat des Moulins, la ville de Nice manque

 

énormément de foncier pour ses futurs équipements publics ou même pour se

 

mettre en règle avec la loi SRU sur le logement social, et elle se défait là de 3 780

 

m², justement dans le périmètre de l'opération d’intérêt national, au profit de

 

l’entreprise CARI qui ne fait aucun cadeau à notre collectivité. Je m'étais

abstenue lors de la commission vente des biens communaux en raison des

emplois qui allaient être créés mais l’attitude de cette entreprise cet été sur le

chantier Pasteur 2 me pousse à y regarder de plus près. Il y a un enjeu dans cette zone, celui de l'opération d’intérêt national, or la délibération prend déjà une décision et les enjeux sont trop importants pour l'avenir de cette zone pour qu’ils soient confinés à des décisions prises en commission spécialisée uniquement. Je vous renouvelle donc à l’occasion de cette délibération et au nom du groupe communiste la demande

d'une assemblée plénière dédiée au thème de l'opération d’intérêt national avant la fin de l’année. En l'absence de débat public, et alors que la transparence n'est pas assurée sur les orientations et les choix de l'aménagement et sur une décision aussi irréversible que la vente du foncier commun, nous voterons

contre cette délibération.

En ce qui concerne la délibération 5.13, la vente rue Auguste Gal, la ville de Nice cède à une maison de retraite qui est à but lucratif du terrain en plein centre-ville pour son extension. Nous apprenons en même temps le 9

septembre par une annonce de monsieur Ciotti que l'Etat n’honorera quepartiellement un tiers de ses obligations en matière de financement des équipements pour personnes âgées, la création et l’extension d’établissements

publics. Nous avons une prédominance très marquée du secteur privé à but lucratif dans les Alpes-Maritimes, particulièrement en ville, qui représente 65 % des équipements collectifs pour les personnes âgées alors qu'au plan national la représentation du privé est de 15 % dans ce secteur. Nous avons le risque d’un fossé grandissant entre les ressources d'une population de plus de 60 ans avec un revenu médian autour de 1 250 euros par mois et des frais de séjour de plus en plus onéreux avec des tarifs prohibitifs. Par exemple, cette maison à laquelle

nous vendons ici des biens communaux pratique des prix de 95 euros la journée ; cela pousse toutes les populations modestes à s'exiler dans les établissements qui sont loin de la bande littorale, et cela signifie une inégalité grandissante pour nos populations puisque, lorsqu’on est éloigné, on est seul et coupé de tout.

Cette vente ne fait que confirmer ces tendances en les amplifiant.

Nous nous abstiendrons donc sur cette vente.

M. LE MAIRE.- Merci. Je donne la parole à monsieur Injey.

M. INJEY.- Sur les délibérations 5.3 et 5.4, nous sommes d'accord bien évidemment avec ces délibérations qui reprennent une proposition du conseiller général du secteur.

Ce lieu, en synergie avec la réhabilitation de la place Saint-Roch et du futur square Charles Caressa, peut être un lieu de vie pour le quartier, en

 

particulier ces quartiers Est de la ville qui ont une très forte identité. Il peut être

 

un lieu de rapprochement intergénérationnel et un lieu qui peut redonner un

 

dynamisme et une attractivité à ce secteur de la ville qui a beaucoup souffert de

la mise en oeuvre du tramway puisque tout est « attiré » vers le centre-ville.

En même temps, j'ai une petite inquiétude que cette opération

serve uniquement à relocaliser les associations qui sont aujourd'hui sur la

promenade du Paillon et qui ne répondraient pas à l’attente qui existe en termes

de lieu de vie avec une identité propre dans ces quartiers de Saint-Roch. Il faut

être particulièrement vigilant sur la construction et la mise en oeuvre de ce lieu

de vie. En revanche, il est nécessaire de relocaliser les associations de la

promenade du Paillon et je pense que sur le site de la gare du sud il y aura de

quoi faire en termes de lieux publics.

Sur la délibération 5.7, je ne veux pas tomber dans l’antiaméricanisme primaire mais nous avons une problématique. Cette délibération porte sur le Mc Donald’s qui est à l’entrée —ou à la sortie d’autoroute— qui est une des entrées de la ville de Nice par laquelle rentrent quasiment tous les touristes italiens, et je pense que nous avons là un problème de requalification de l'ensemble. Des actions sont engagées (le rond-point et le grand carrefour) mais il y a un problème de requalification de l'ensemble car tomber sur un Mc Donald's en arrivant à Nice n'est pas la plus belle image spécifique à la ville de Nice. Nous avons un effort à faire pour soigner cette

image de la ville avec une problématique particulière, Monsieur l’Adjoint au tourisme, puisque j’ai pu constater que beaucoup de touristes arrivent là et sont perdus. Pendant la période estivale, il faudrait mettre en place un lieu d'accueil de l'office de tourisme comme sur la Promenade vers l’aéroport.

M. LE MAIRE.- Votez le budget 2010 et nous dégagerons les

moyens nécessaires.

M. INJEY.- S’il y a tout le reste, pourquoi pas ? Ceci dit, j’en

doute. Sur la délibération 5.10, acquisition de l’immeuble 11-13 rue de Belgique, il n’y a pas de problème ; la seule difficulté est une question humaine car il est fait état dans la délibération et dans le projet de prix de vente de lots libres ou de lots occupés avec « le relogement à la charge du propriétaire

actuel ». Je ne veux pas généraliser mais j'ai connaissance de situations où le propriétaire tente par des moyens psychologiques forts d’expulser rapidement des locataires qui sont souvent en situation très précaire. J'attire votre attention sur ces situations humaines assez dramatiques où le propriétaire cherche à expulser le plus rapidement possible les locataires pour bénéficier du tarif de vente d’appartement libéré. S’agissant de la société CARI, je souligne qu'elle voulait des indemnités de 16 millions d'euros pour l’opération du grand stade et je rappelle

qu’à l’époque nous avions ferraillé pour les refuser. Merci.

M. LE MAIRE.- Je rappelle que c'est Bernard Asso qui a ferraillé

surtout.

M. INJEY.- Relisez les PV de l’époque.

M. LE MAIRE.- Nous savons exactement où nous en sommes et c’est ce qui me permet aussi de répondre à ceux qui me demandent pourquoi nous n’allons pas plus vite sur le Grand Stade, leur dire que nous ne nous ferons

pas condamner deux fois d'affilée par des juridictions. Voilà pour ceux qui donnent des leçons de morale.

(Simultanément, plusieurs demandes de prise de parole)J’ai vu, ne vous inquiétez pas, c’est tout allumé, cela clignote sur le pupitre ! C’est cela l’organisation d’un grand groupe de cinq à six personnes…

Comme vous avez un président qui s'appelle monsieur Patrick Allemand, s’il tient encore quelque chose c'est lui qui va me donner l'ordre : il va me dire que c’est monsieur untel en numéro 1, 2 et 3. Je dis bien : s’il tient encore quelque chose, parce que lorsque je lis ici qu'il est un grand supporter de Ségolène Royal qui est contre la taxe Hulot et que madame Hernandez-Nicaise est pour la taxe Hulot… On va voir.

Quel ordre définissez-vous, Monsieur Allemand ?

(....)

28.1 CONVENTION DE PARTENARIAT CULTUREL : OPERATION

CINE RECRE - TARIF REDUIT DE 3 EUROS DANS LES

SALLES DE CINEMA POUR LE JEUNE PUBLIC POUR DES

PROJECTIONS SPECIALES LES WEEK-ENDS DES 14-15 ET

21-22 NOVEMBRE ET LE MERCREDI 18 NOVEMBRE 2009.

M. MILLE.- C’est pour les jeunes de moins de 18 ans. Monsieur le

Maire, cela rejoint un peu la discussion de tout à l'heure, est-ce que dans dix ans

l’on ira encore au cinéma. Des telles opérations donneront le goût aux jeunes

d'aller au cinéma parce que la grande différence avec les images diffusées par la

télévision et les vidéos est le côté technique, mais surtout le fait que l'on est

ensemble et qu'un film que l’on voit à plusieurs avec un public n’a plus rien à

voir avec un film que l'on voit seul chez soi.

De telles opérations permettent à beaucoup de jeunes, nous

l'espérons, qui trop souvent dévorent de l'image chez eux d'avoir une autre

conception et d'aller dans des salles du centre-ville par exemple.

28.2 PARTENARIAT ARTISTIQUE ET CULTUREL AVEC

L'EDUCATION NATIONALE - CONVENTIONS ENTRE LES

COLLEGES HENRI FABRE, VERNIER, ST JOSEPH, LE LYCEE

CALMETTE ET LA CINEMATHEQUE.

M. MILLE.- A chaque fois il ne s'agit pas seulement de présenter

des films mais de les commenter et d'initier une discussion sur des films très

intéressants. Cela va du film policier à L’homme qui en savait trop à La vie et

rien d'autre de Bertrand Tavernier. Les choix des films ont été effectués par les

responsables de l’éducation en collaboration avec la cinémathèque.

Nous demandons de pouvoir renouveler cette opération initiée

l'année dernière.

M. LE MAIRE.- Je vous remercie. Qui souhaite s’exprimer ? Je

donne la parole à madame Gaziello.

Mme GAZIELLO.- Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint, meschers collègues, en ce qui concerne l'opération « Nice Ciné Récré » vous annoncez que vous pérennisez l'action qui s’appelait « Nice Ciné Jeunes » l'année dernière et qui s'adressait à l’époque à tout collégien, lycéen, apprenti, étudiant, donc à un public à partir de 11 ans à peu près, dans toutes les salles, à toutes les séances et durant 16 jours. Bilan : 10 000 entrées l'année dernière.

Vous dites pérenniser mais vous restreignez à cinq jours, à trois séances par jour dans deux salles par cinéma seulement, et pour les jeunes de moins de 18 ans uniquement ou leurs accompagnateurs. C’est-à-dire que vous

en excluez totalement tous les étudiants à partir de 18 ans.Cela me fait penser à une opération promotionnelle des exploitants qui, ayant visé le public universitaire et lycéen l’année dernière lors de la rentrée, déplacent aujourd'hui le curseur vers les enfants et les familles pour s'asseoir sur un autre public. Avec cette restriction, cependant, la participation de la ville de Nice augmente conséquemment et passe de 16 à

19 000 euros. Mais, toutes choses égales par ailleurs, le budget de

communication passe de 10 à 15 000 euros, soit 50 % de plus. Je pose la question : est-ce une opération de communication ou est-ce une action culturelle ? 50 % de plus, 5 000 euros, est-ce que cela se justifie sur une opération aussi restreinte ?

Pendant ce temps, dans la délibération 28.2 il s’agit d’un excellent partenariat que je ne remets absolument pas en cause entre trois collèges, un lycée et la ville de Nice pour des séances à la cinémathèque d’une grande qualité.


Simplement, ce partenariat coûte 10 000 euros à la ville de Nice laquelle demande à chaque classe une participation de 50 euros à chaque séance, ce qui représente environ 1 000 euros récupérés par la ville de Nice. Je trouve cela un peu mesquin, dans ce genre de partenariat avec l'Education nationale, lorsque l’on sait le souci pour chaque enseignant de récupérer 1,70 euro par élève pour chaque séance. Souvent l'enseignant en est de sa poche puisqu'aucun budget n’est prévu dans l’Education nationale et que c'est une activité obligatoire puisque faisant partie des programmes.

La ville de Nice pourrait, je pense, supprimer cette récupération de 50 euros par séance, au vu de ce qui est dépensé par ailleurs.

M. LE MAIRE.- Merci. Y a-t-il d’autres interventions ? Il n’y en a

pas. Je laisse le soin à monsieur Mille de vous répondre.

M. MILLE.- Il n'y a pas deux salles de cinéma puisqu'il y a Pathé

Masséna, Pathé Lingostière, Pathé Paris, les Variétés, le Rialto et le Mercury et

bien sûr la cinémathèque.

Vous nous aviez fait la même remarque l’année dernière en disant

que c'était une opération de communication et commerciale. Je ne vois pas

pourquoi, sauf que le cinéma étant diffusé dans des circuits commerciaux il y a

toujours un aspect commercial.

L’année dernière, le public étudiant pouvait venir, mais cela a

toujours été réservé aux adolescents de 11 à 18 ans.

Mme GAZIELLO.- Non, vous avez tout faux.

M. LE MAIRE.- Monsieur Mille, ne vous laissez pas départir. En

matière de cinéma, de culture et de littérature, il y a un fossé qui vous sépare…

M. MILLE.- S’agissant des 50 euros, effectivement l’on peut faire

ce reproche mais l’Education nationale pourrait aussi faire un effort. Nous

faisons ce partenariat avec les lycées et les collèges qui, je dois le dire, ont très

bien reçu cette invitation du point de vue des responsables et des directeurs.

Cela a lieu les samedis, dimanches et mercredis.

M. LE MAIRE.- C'est pour la semaine des droits de l'Enfant ; si

vous estimez que les plus de 18 ans entrent dans les droits de l'Enfant… Mais

l’on se sent enfant toute sa vie, vous avez raison, Madame Gaziello, vous rêvez

de rentrer dans cette catégorie, comme je vous comprends !

 



 

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